La Clau – Les drapeaux catalans, c’est comme la burqa

Le phénomène identitaire n’était pas commenté lors de la finale de 1955 : tous les joueurs parlaient catalan, mais point de drapeaux. En 2010, aucun ne parle catalan, mais les drapeaux sont par milliers…

Je ne peux pas vous l’expliquer. Aujourd’hui, il y a une véritable marée de drapeaux sang et or. Mais si un jour nous sommes plus ouverts, puisque mon but est d’accueillir d’autres joueurs catalans du sud au centre de formation, et que l’un d’eux deviennent équipier premier, j’aimerais que les drapeaux restent. Après les années 1960, mauvaises pour nous, nous sommes partis plusieurs fois en phase finale. Lorsque j’ai effectué ma première phase finale à l’USAP, en 1971, il y avait quelques drapeaux, puis ce phénomène s’est développé, puis est passé à de fortes doses, avec la grillade et le drapeau catalan, pour suivre l’équipe. La modernité a commencé après les années 1970, alors que les gens parlaient déjà beaucoup moins catalans. Pourquoi ont-ils alors brandi le drapeau ? Cela vient d’une certaine vision des gens qui jugeaient que nous étions considérés comme des parents pauvres par le reste de la France. On a voulu montrer notre identité par compensation, comme pour dire « Nous savons que nous sommes traités comme des gens lointains, comme le trou du cul de la France, en bas, comme une zone délaissée par la France, comme les derniers arpents de terre avant l’Espagne ». Je pense que le message de cette époque, dans l’imaginaire populaire, était « Vous ne vous occupez pas de nous, on s’en fout, puisqu’on est catalans, c’est normal, on n’est pas de chez vous ». Cette revendication de l’identité est semblable à la présence musulmane : si les filles mettent la burqa et les mecs parlent comme ils parlent, c’est parce qu’ils ne se sentent pas intégrés, et donc mettent en exergue leurs différences. A petite échelle, les drapeaux catalans, c’est la même chose, parce qu’on se sent mal-aimés, maltraités, ou traités par-dessus la jambe. Mais en comparaison, lors du dernier match du Barça que j’ai vu à Barcelone, il y avait deux drapeaux !

la comparaison que fait Paul Goze, le président de l’USAP est audacieuse. Car les drapeaux sang-et-or, s’ils désolent les nationaux républicains qui considèrent cela comme une atteinte à l’unité de la nation, ne nuisent à personne et notamment pas à ceux qui les brandissent.
Attention à ce qu’on ne nous les interdisent pas !

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